Faisons la découverte des « carnets de dettes » des acteurs du petit commerce au Sénégal.

Dans les marchés, les boutiques de quartier et les étals de rue, les relations entre les consommateurs et les acteurs du petit commerce ne se limitent pas seulement aux liens socio-culturels, mais elles sont aussi économiques. En effet, les boutiques de quartiers, les marchés et les étals de rue jouent un rôle important dans la satisfaction des besoins de base des ménages.

Une boutique de quartier à Liberté VI, Dakar. Photo prise en 2019

Le carnet de dette est un bloc note dans lequel les boutiquiers, les femmes dans les marchés notent les prêts accordés à leurs fidèles clients. Avec leur « carnet de dettes », ces acteurs permettent au chef de ménage (homme ou femme) de s’approvisionner en denrées de premières nécessités (riz, sucre, gaz butane, etc.) et de les régler à la fin du mois sans intérêt. Cette pratique a une importance sociale et économique pour les ménages mais aussi pour les acteurs du petit commerce qui y voient un moyen de fidéliser leurs clients et d’éviter la longue conservation des produits.

Toutefois, cette pratique présente des limites pour la population. A cause de la pauvreté économique des ménages et de la dépendance, le consommateur est pris dans un piège où ils seront obligés de fermer les yeux sur des pratiques contradictoires avec la législation du commerce alimentaire du pays : la rupture de la chaîne de froid, la hausse des prix pendant les périodes de fête, le manque d’hygiène, la commercialisation des produits de mauvaise qualité.

L’absence d’infrastructures dans les marchés sénégalais. Photo prise au marché de Thiaroye à Pikine en 2019.

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